Ceci n'est pas du storytelling. C'est une vie — imparfaite, aventurière, construite contre toutes les statistiques.
De l'échec scolaire jusqu'au doctorat obtenu avec les félicitations du jury à l'unanimité, de dernier de classe en BEP mécanique à la collaboration avec Edgar Morin, de mécanicien à enseignant et chercheur, conférencier et entrepreneur (fondateur de L'Œil de Socrate). Cette aventure, c'est la démonstration vivante que l'attention libre change tout.
À 16 ans, ses professeurs l'ont orienté vers une formation professionnelle, en BEP mécanique. Verdict collectif, sans appel : il n'est pas fait pour les études, il n'a pas les capacités.
Ensuite, il commence sa vie professionnelle : il travaille des années comme travailleur manuel et manutentionnaire à réparer des moteurs, porter des parpaings, déménager des meubles, dans des usines sur des chaînes de production en 3×8. Pas de plan ni de vision pour l'avenir. Juste une vie chaotique et instable.
Puis un jour, un bouleversement. Une décision. Le choix de regarder ailleurs que là où tout le monde lui disait de regarder.
C'est le début d'une aventure incertaine et difficile : des années de doutes, de remises en question, de recommencements. Des portes fermées, des erreurs, des détours. Mais aussi la découverte progressive que chaque expérience — même les plus chaotiques — avait quelque chose à lui apprendre.
Tout en continuant à travailler, commence alors une reprise d'études...jusqu'au doctorat en philosophie — obtenu avec la mention Très Honorable et les félicitations du jury à l'unanimité. Puis se dessine de nouveaux horizons et une autre aventure de vie qu'il n'aurait jamais imaginé : chercheur associé au CAPHI, enseignant à Sciences Po, collaborateur d'Edgar Morin. Et ensuite, le projet de faire sortir la philosophie du monde académique en créant L'Œil de Socrate, le premier réseau de philosophes praticiens en France, dédié à la décision des organisations et des dirigeants.
Du BEP mécanique au doctorat. De dernier de classe à Sciences Po. De mécanicien à enseignant, chercheur et entrepreneur. C'est la preuve que rien n'est jamais joué d'avance.
Aujourd'hui, au moment précis où les machines apprennent à faire attention — et où les humains oublient comment — le parcours de vie atypique de Jérôme Meyniel, sa double casquette de philosophe et d'entrepreneur font de lui un interlocuteur singulier sur ce sujet : l'attention et ses enjeux en lien avec l'éducation, l'IA, l'avenir du travail, le lien social, la santé, la démocratie — et au cœur de l'entreprise, la performance, l'innovation, la capacité à décider.
Parce qu'il n'a pas seulement étudié l'attention et ses enjeux. Il l'a d'abord vécue — comme seul chemin possible vers la liberté, le dépassement de soi, et la capacité à construire quelque chose qui dure.
Mère femme de ménage. Père ouvrier mécanicien. Jérôme grandit dans un milieu où l'on travaille avec ses mains et où l'on ne questionne pas la trajectoire tracée. Il devait reprendre la place du collègue de son père au port de Saint-Malo.
Ce milieu lui a appris l'essentiel : la valeur de l'effort, le sens du concret, et l'intelligence que l'on développe quand on met les mains dans le cambouis.
Unanimité de ses professeurs : « Jérôme n'a pas le niveau scolaire ni les capacités d'aller en lycée général. » Il est perturbateur, inadapté, distrait. Après le collège, orientation en formation professionnelle — BEP Maintenance des Systèmes Mécaniques et Automatisés.
Ce que personne n'a compris alors : il n'était pas absent. Il regardait ailleurs. Il cherchait quelque chose que l'école ne lui donnait pas.
En première année de BEP, ses résultats restent très faibles. Son professeur de français tranche : « Absentéisme acharné et fumiste intégral. Deux années de perdues »
BEP MSAM (Maintenance des Systèmes Mécaniques et Automatisés)
Obtenu de justesse avec 9,9 de moyenne
grâce à l'épreuve de sport et de mécanique
Pendant des années, Jérôme fait presque tous les métiers manuels : agent de maintenance, plongeur, déménageur, conducteur machine, garde du corps, etc.
C'est à la fois une période de vie difficile et instable, mais aussi un apprentissage des différents univers du monde du travail.
L'opposition entre métiers manuels et intellectuels est une vision caricaturale. Il a souvent éprouvé plus de créativité dans l'exercice d'une tâche manuelle que dans bien des activités intellectuelles.
La pratique intensive des arts martiaux lui apprend ce que l'école n'avait pas réussi à lui transmettre : la discipline comme chemin de liberté, le courage comme discipline, le contrôle de soi comme condition de l'action juste.
Utiliser la force de l'adversaire. Chercher le bon angle. Transformer la résistance en levier.
Sans avoir été initié à la spiritualité, Jérôme choisit de vivre plus d'un an dans une communauté spirituelle. Une expérience radicale — celle du silence, de l'attention intérieure, du rapport à l'essentiel — qui va structurer toute sa pensée future.
C'est là qu'il comprend pour la première fois : l'attention n'est pas seulement un outil cognitif. C'est une façon d'être au monde.
Après des années d'aventure incertaine, intense, extraordinaire — Jérôme obtient son doctorat en philosophie avec la mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité. Puis la qualification aux fonctions de Maître de conférences. Lui, l'ancien cancre, l'intérimaire dans des emplois non qualifiés...
On lui avait dit pendant plus de dix ans que c'était impossible. Son cœur avait toujours su que non.
« Ils ne sont pas nombreux ceux qui commencent avec un bac professionnel et finissent avec un doctorat en philosophie, passant de la maintenance des systèmes mécaniques à la méditation des œuvres métaphysiques. »
— Jérôme Porée, directeur de thèse
« J'ai été impressionné par la lecture de votre thèse. Vos analyses sont présentées dans une langue élégante et fluide, sans jamais sacrifier la rigueur et la précision conceptuelle. »
— François Calori, membre du jury
« Votre travail de doctorat est de haute volée, j'en suis tout à fait saisi. »
— Arnaud François, Président du jury
« En son unanimité, le jury déclare Jérôme Meyniel digne du titre de Docteur en philosophie. »
— Arnaud François, Président du jury
Enseignant et chercheur associé au CAPHI (Centre Atlantique de Philosophie), enseignant à Sciences Po, collaborateur d'Edgar Morin et de la Fondation Edgar Morin, Jérôme Meyniel inscrit ses travaux dans le prolongement de ses recherches sur Henri Bergson — penseur du changement et de l'imprévisible — et sur la philosophie contemporaine.
Il interroge les grandes mutations de notre époque — technologiques, sociales, économiques, culturelles — et les transformations anthropologiques qu'elles produisent : nouveaux rapports au temps, à l'attention, au travail, à la décision. Il s'intéresse notamment à l'impact des technologies numériques et de l'IA sur l'attention, l'apprentissage, l'information et la démocratie — et aux ressources permettant aux individus et aux organisations de garder prise sur leur propre existence.
Face à l'accélération et à l'incertitude, la philosophie et les sciences humaines ne sont pas un ornement — elles deviennent plus que jamais essentielles.
Convaincu que la philosophie appartient à la cité et non aux seules universités, Jérôme fonde L'Œil de Socrate — Premier réseau de philosophes praticiens en France, dédié à la décision des organisations et des dirigeants. Sa vocation : faire sortir la philosophie des estrades pour l'amener là où les décisions se prennent.
La boussole pour naviguer dans un monde qui a perdu ses repères.
Jérôme Meyniel intervient dans l'ensemble de la Francophonie auprès d'entreprises, de réseaux d'entrepreneurs, d'institutions et de grandes écoles. Expert chez Germe (Groupes d'Entraînement et de Réflexion au Management des Entreprises), il accompagne des managers et dirigeants dans leurs réflexions sur la performance, la transformation des organisations et les nouveaux équilibres entre efficacité et exigence humaine.
Il défend une conviction centrale : pour affronter les défis contemporains, il faut articuler rigueur de pensée et puissance d'action — agir en homme de pensée et penser en homme d'action.
Il y a une question que Jérôme Meyniel ne s'est jamais posée. Pas parce qu'elle était sans réponse — mais parce qu'il vivait déjà la réponse sans le savoir.
Quand il réparait des moteurs à 16 ans, les mains dans le cambouis, il ne pensait pas à l'attention. Il pensait à trouver la panne. À écouter le bruit du moteur. À sentir ce qui clochait avant même de le voir. C'était ça — déjà — l'attention libre. Totale. Sans dispersion. Sans écran entre lui et le réel.
Quand il portait des parpaings sur les chantiers, quand il travaillait la nuit dans les usines, quand il traversait des années de vie chaotique et instable — il ne fuyait pas. Il regardait. Il accumulait quelque chose qu'aucun amphithéâtre ne lui aurait donné : la connaissance du monde tel qu'il est vraiment, pas tel qu'on l'enseigne.
Puis vint le moment du basculement. Un bouleversement intérieur. Une décision radicale. La reprise d'études — tardive, incertaine, difficile. Et au détour d'un texte, la rencontre avec les philosophes qui ont fait de l'attention le cœur de leur pensée : Henri Bergson, William James, Simone Weil, les stoïciens. Descartes lui-même. Simone Weil ira jusqu'à dire « L'attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité. »
Sa vie entière était la preuve de ce qu'ils avaient écrit. Ce n'est pas lui qui avait trouvé l'attention libre. C'est l'attention libre qui l'avait construit — pendant des décennies, sans qu'il en connaisse encore le nom.
C'est pour ça qu'il en parle comme personne d'autre ne peut en parler.
Pas parce qu'il l'a étudié. Parce qu'il l'a vécu avant de le comprendre.
Mécanicien, maçon, déménageur, videur — avant d'être docteur. Son approche n'est jamais abstraite parce qu'il sait ce que ça coûte de construire quelque chose avec ses mains.
Doctorat avec félicitations à l'unanimité. Chercheur associé au CAPHI. Qualification Maître de conférences. Enseignant à Sciences Po. La profondeur sans le jargon.
Ceinture noire de judo-jujitsu, ancien compétiteur et entraîneur. Le courage, le respect, le contrôle de soi — pas comme des valeurs abstraites mais comme des pratiques quotidiennes.
Disciple d'Edgar Morin, Jérôme croise philosophie, neurosciences, économie, histoire, arts martiaux et sciences humaines — pour construire une pensée à la hauteur de la complexité du monde.
Fondateur et dirigeant de L'Œil de Socrate — le premier réseau de philosophes praticiens en France. Il a su transformer une conviction intellectuelle en organisation, en modèle économique, en impact réel sur les entreprises et les dirigeants.
+50 conférences par an dans toute la Francophonie. Face aux entreprises, aux CODIR, aux clubs de dirigeants — il traduit des idées complexes en leviers d'action concrets, avec une capacité rare à captiver des audiences exigeantes.
« Jérôme Meyniel représente un bel exemple de cette nouvelle génération d'enseignants et de chercheurs capables de transmettre un savoir et une culture à la hauteur des défis d'aujourd'hui et de demain. »
— Edgar Morin, Sociologue et philosophe de renommée mondiale
Collaborateur de la Fondation Edgar Morin, Jérôme s'inscrit dans la tradition de la pensée complexe — l'approche globale et transdisciplinaire qui permet de comprendre les grands problèmes de l'homme et de son environnement.
Jérôme Meyniel parle aujourd'hui depuis une position d'enseignant et de chercheur, d'homme de terrain et d'entrepreneur.
Aider les individus et les organisations à reprendre le contrôle de leur attention — pour mieux décider, mieux agir, et changer la trajectoire de ce qui compte vraiment.
Défendre l'attention, ce n'est pas une question de bien-être. C'est la question de notre siècle — d'autant plus urgente que l'IA générative, elle, apprend précisément à faire ce que nous perdons.
Cette question traverse l'éducation, l'IA, l'avenir du travail, le lien social, la santé, la démocratie — et au cœur de l'entreprise, la performance, l'innovation, la capacité à décider.
Parce qu'une civilisation qui perd le contrôle de son attention
perd le contrôle de son avenir.
— Jérôme Meyniel
Ses conférences sont à l'image de son parcours — elles ne ressemblent à aucune autre.
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